Article de Michael Amar (Agorad USA) : une seconde chance pour les retailers!

Dans le cadre du développement d’Agorad, Michael vit à Palo Alto depuis août dernier.

Notre travail vise entre autres à aider les retailers à mieux intégrer les innovations, ce qui semble crucial pour se différencier, surtout en temps de crise.

Dans cet article sur Neteco, il revient sur ce qu’il a pu observer sur place, notamment le fait que le monde des start-ups et celui du retail online sont beaucoup moins connectés que ce que l’on peut penser. Pourtant, le contexte actuel est une formidable opportunité pour les acteurs traditionnels, une SECONDE CHANCE, de rattraper leurs retards, c’est à dire en faisant des acquisitions de start-ups, en créant des labs d’innovation sur place etc etc.

Une bonne lecture pour avoir une vision plus optimiste de la crise, versus ce que l’on peut lire de ce côté de l’Atlantique.

Pour plus d’infos en live, le Twitter de Michael.

Un moteur de recherche qui affiche les résultats au fur et à mesure de la frappe

Je ne parle pas d’afficher des suggestions de recherche, mais bien les résultats en live pendant que vous tapez. Et ça, c’est pas banal!

Le site s’appelle pieisgood, il est super dépouillé, mais efficace et d’une fluidité impressionnante.

Le genre de fonctions qu’on aimerait voir chez Google.

Les labs de Lastminute

Qui n’a pas son lab de nos jours? En tout cas même Lastminute, une boîte qui fait moins parler d’elle ces temps-ci, s’y met.

Leur espace Labs ici.

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L’adresse du site, c’est labs.lastminute.com et cela prend forme d’un site avec une partie blog, des liens vers les projets en cours, une liste de partenaires, etc.

Quelques projets intéressants :

Radar : pour trouver un hotel, restaurant, théâtre ou autre à proximité de chez vous. Cela fonctionne avec Google Gears.

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Pronto : un projet qui me semble intéressant dans la mesure où l’idée est d’avoir une barre de recherche unique pour toutes les requêtes (ce qui est très nouveau dans le monde du tourisme en ligne). Cela se rapproche de ce qu’on pourrait appeler un « Google du travel ». Avec du langage naturel.

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Fonefood : un service pour réserver un restaurant via son mobile, avec de la géolocalisation. En prime, on vous propose des deals exclusifs Lastminute.

Nru (« near u ») : basé sur le téléphone Google G1, cette appli vous indique des choses à faire à proximité : restaurants, bars etc.

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Theatre Club : application Facebook pour faire de l’achat groupé sur les places de théâtre, et obtenir ainsi des réductions.

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Quand la Valley se moque de la Valley – ou comment la crise actuelle nous pousse à revenir aux bonnes vieilles règles du business

C’est la crise, tout le monde le sait. Et la Silicon Valley ne va pas être épargnée. Le monde magique des start-ups et du web 2.0 va peut-être sentir un dur retour à la réalité.

Mais me direz-vous, comment des boîtes qui font 0 chiffre d’affaires peuvent-elles être impactées par la récession, cela ne doit rien changer pour elles? Allons allons, pas trop de cynisme svp, nous sommes entre gens biens! Vous savez bien que c’est has been de faire du chiffre d’affaires.

Ce post de Silicon Alley Insider est vraiment très marrant, c’est assez vrai.

A titre personnel et professionnel, je suis au quotidien en contact avec deux mondes totalement différents :
- le monde du e-retail, c’est à dire la distribution en ligne, le e-commerce
- le monde des start-ups, du web 2.0, de l’innovation.

Le seul point commun entre ces deux mondes : Internet.

Pour le reste, tout les oppose ou presque. Ces deux mondes ne communiquent pas entre eux, c’est plutôt étanche. Pourtant les uns auraient tant à apprendre des autres, beaucoup d’opportunités ne sont pas exploitées.

Je constate que c’est l’approche du business qui les oppose le plus frontalement : le e-retail veut d’abord générer du cash, les start-ups veulent d’abord innover.

Le principal problème dans le web 2.0 c’est que tout le monde est parti dans un trip commun, une sorte de Woodstock permanent : partageons, innovons, tout est gratuit.

Je n’ai rien contre le web 2.0, simplement je suis un peu inquiet de voir pas mal de sociétés ne pas se préoccuper plus que ça de leur business model, c’est à dire de la façon de générer des revenus, que ce soit en vendant un produit, de la pub, en se rémunérant par des intermédiaires etc…

En d’autres termes, beaucoup cherchent à révolutionner le monde, avant de faire en sorte que leur société soit rentable. C’est exactement ce qu’a fait Google : leur système de publicité leur rapporte un montant énorme et régulier de cash, qu’ils utilisent pour développer des services ultra innovants, qui seront adoptés en masse par les internautes, et qui généreront encore plus de cash par la publicité qu’ils diffusent.

In fine, je pense que la crise actuelle n’est peut-être pas une si mauvaise chose que ça, elle peut avoir comme effet bénéfique de faire le tri entre les sociétés solides qui apportent de la valeur ajoutée, et les autres. Nous verrons ce qu’il en est dans les prochains mois.

PS : ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Il y a des sociétés du web 2.0 qui ont une stratégie de monétisation et pour lesquelles cela fonctionne. Je pense aussi que d’autres sont excellentes et même si elles ne génèrent pas forcément de cash, elles pourront se faire racheter par un gros acteur (le problème étant qu’il n’y a pas de place pour deux sur chaque segment).

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Les dangers de Gmail labs, ou comment les deux visions de la conception de produits web s’affrontent

Le New York Times revient sur la sortie récente de la partie Labs de Gmail. En gros, il s’agit de permettre aux développeurs de créer des applications et améliorations pour Gmail.

Selon le quotidien, cela symbolise deux visions opposées de la conception sur le web.

La première vision : réaliser des logiciels ou applications très puissantes et aussi très faciles à utiliser. Apple est le roi dans ce domaine.

La seconde : c’est plutôt la culture open source, c’est à dire laisser la communauté ajouter des fonctionnalités et améliorer l’application. Le problème avec la seconde, c’est que cela devient difficile d’avoir un produit fini qui soit simple d’usage et efficace.

Dans le cas de Gmail, selon le NYT le labs formalise la bataille entre ces deux visisons : plus de facilité ou bien plus de fonctionnalités. Or quand on prend du recul par rapport aux applications Google, on se rend compte qu’il y a un énorme manque d’homogénéité entre elles.

Pour résumer :

"the question Google, Facebook, and Mozilla have not finished answering is how the power of open can be balanced with the simplicity of closed."

A lire sur le New York Times.

Face-Paris 27 et 28 juin : première French American Conference of Entrepreneurs

Je rentre de la deuxième journée de la conférence Face Paris qui se tenait au Louvre puis à l’hôtel Potocki.

Je n’ai pas assisté à la première journée, dont le programme semblait très intéressant, avec pas mal de noms connus dans le secteur de la High tech, venus d’outre atlantique. Par exemple, Reid Hoffman, fondateur de Linkedin, PKM de Priceminister, Fabrice Sergent, puis les fondateurs de Craigslist, Wikipedia et j’en passe… Mais aussi une intervention de Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.

Pour la deuxième journée (celle à laquelle j’ai assisté donc), je reste un peu sur ma faim. Elle consistait en une matinée de table ronde, je m’étais inscrit à celle du e-business. LEs débats étaient centrés sur les moyens et freins à l’entrée des sociétés sur le marché américain, avec divers retours d’expérience. La plupart des inscrits ont dû faire la grasse matinée je pense, peu de monde était présent. Juste l’occasion de croiser ou recroiser deux ou trois têtes connues en somme.

Et vous, quel retour sur cette conférence? Comment était la première journée?

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Quand Ballmer s’enflamme… la fin des médias offline d’ici 10 ans?

Etre visionnaire c’est bien, mais parfois il faut éviter de trop s’avancer. Le boss de Microsoft prédit que dans 10 ans plus personne ne consommera de média qui ne soit pas sous forme électronique. C’est à dire plus de papier, rien de moins.

Jusqu’à preuve du contraire Internet n’a pas tué la TV, qui elle même n’a pas signé l’arrêt de mort de la radio. N’oublions pas que les canaux s’additionnent, ils ne se remplacent pas. 

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Aucune DSI ne créé d’innovation technologique informatique!

C’est bien sûr une évidence, je ne vous apprend rien, mais cela fait tout de même plaisir de le lire noir sur blanc sur le journaldunet.

Même si cela fait mal à certains, je cite :

Les attentes des directions générales vis-à-vis de leur DSI en termes d’innovation sont à l’origine d’un énorme quiproquo. Le DSI n’est en effet pas l’homme de l’innovation technologique informatique.

Ce n’est pas faute de le répéter, la DSI n’est pas là pour avoir des idées, et plus encore ce n’est pas un service qui a la vision client, la vision de l’usage et la vision prospective.

Trop de fois la DSI tient les reines de l’innovation dans les entreprises, et trop de fois on constate que c’est la DSI qui freine les nouveaux projets. Force est de constater que la DSI est l’ennemi numéro 1 de l’innovation dans les entreprises.

Pourquoi?

- DSI = conservatisme. Je ne veux pas tester les nouveautés, j’ai besoin de réassurance et ne veut pas me lancer dans quelque chose qui ne fait pas ses preuves.

- DSI = repli sur soi même. J’évite à tout prix de travailler avec l’extérieur, je vois d’un mauvais oeil toute techno qui n’est pas "maison"

- DSI = forte estime de soi. On entend souvent les DSI critiquer toutes les technos qui viennent de l’extérieur, car elles ne "tiennent pas compte de leurs besoins, elles ne sont pas adaptées" etc. Or quand on revient un an plus tard, les choses n’ont pas changés, et les projets soit disant faciles à mettre en place en interne en sont toujours au stade de la réflexion.

- DSI = le nez dans le guidon. Le "ça ne marchera jamais" est monnaie courante. De plus, on oublie souvent l’importance de la vision client, plus que de la vision techno. L’important n’est pas de savoir si cela satisfait aux standards, mais si cela répond ou créé un besoin client, c’est cela l’essentiel, et c’est la techno qui doit s’adapter.

 

Plus intéressant encore, l’auteur de cet article fait une précision qui me semble essentielle :

La seule "innovation technologique" réside dans l’introduction dans l’entreprise et ses processus d’une innovation technologique inventée ailleurs. Il s’agit alors de veille technologique, de transfert de technologie, bref de gestion de la technologie. C’est absolument essentiel mais il faut être clair, il ne s’agit pas d’innovation technologique.

Par cette note un peu polémique, mon but est surtout d’engager le débat. Quel est votre vision sur la situation? Vos retours d’expérience?

iPhone 2 + MacBook Air = Macbook Touch?

Ce n’est pas moi qui pose la question, mais un ancien cadre exécutif d’Apple qui tient un blog très intéressant sur le marketing Apple.

Il lance une idée qui ressemble fortement à celle du défunt Foléo de Palm.

Selon lui, le MacBook Air serait surtout un premier test pour voir les retours et les usages des early adopters. Utilisé en  synergie avec l’iPhone de deuxième génération, c’est à dire 3G, ce serait le tandem parfait pour être connecté en permanence et bénéficier du meilleur des deux mondes, à savoir la puissance d’un ordinateur portable et la praticité et connectivité d’un smartphone.

Quand on rapproche cela des récentes rumeurs autour du service .mac qui serait remplacé par un service potentiellement appelé Mobile Me, on peut se dire que la boucle est bouclée, avec une disponibilité de tous ses contenus multimédias où que l’on se trouve.

Au delà de ça, l’auteur nous éclaire sur ce qui apparaît comme évident  désormais : Apple invente de nouvelles façons d’innover, basées sur l’observation des usages et l’adaptation des produits ensuite.

 

Son article ici.

Conférence sur l’Open Innovation

Vu hier sur le blog de Frank Perrier, je me suis empressé de m’inscrire à la conférence sur l’Open Innovation, organisée par Bluenove dans le cadre de l’IE-Club.

L’occasion d’entendre des acteurs comme LaPoste, Orange, SAP, Alcatel Lucent, Priceminister… nous parler de la façon dont est gérée l’innovation dans leurs entreprises, en termes de recrutement, de process, de liens avec l’extérieur…

Ce qui est intéressant, et cela va clairement dans le sens de nos réflexions avec nos clients chez Agorad, c’est que les témoignages étaient unanimes pour mettre en avant l’importance d’avoir des structures ouvertes, de faire des ponts avec l’extérieur, de l’impact de la génération Y sur les entreprises et les modes de travail etc.

Les entreprises citées sont très actives sur le domaine de l’innovation et se sont dotées au fil des années de structures ad-hoc pour favoriser et accompagner les idées et raccourcir le time to market des produits innovants.

Les témoignages d’une personne d’Orange Labs illustrent bien ce propos : même dans une boite technique, les recrutements donnnent maintenant la priorité aux profils marketing école de commerce plutôt qu’aux profils école d’ingénieur. Il est plus important pour eux d’avoir des profils de gens ouverts sur le monde avec un angle business et partenariats, plutôt que des ingénieurs obtus qui bossent dans leur coin et veulent avoir leur chasse gardée, sans lien avec l’extérieur (je suis volontairement un peu provoc ;). In fine, la technique est un moyen et pas une fin en soi.

Certains sont même un peu tranchés dans leur discours et disent qu’on doit forcer les gens à se tromper, les forcer à avoir un échec, pour qu’ils comprennent que ce n’est pas grave et les inciter à innover toujours plus. Well, why not?

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