Qui sont les pirates ?

Selon Neteco, dans les entreprises, 71% des logiciels seraient piratés. Chiffre à comparer aux 47% en ce qui concerne les ordinateurs personnels…

Google Trends, ne pas se fier aux apparences.

Google Trends vous permet de comparer deux requêtes dans Google et d’avoir une courbe qui représente de façon simple l’évolution dans le temps. Hubert Michaux s’est essayé à comparer plusieurs acteurs du e-commerce français.

Voici la courbe obtenue pour les 4 cybermarchés :

Trends

A première vue on peut se dire qu’il y a une grande disparité entre les 4 acteurs, en faveur d’Ooshop. Je reprends ici mon commentaire fait sur le blog d’Hubert :

En ce qui concerne la courbe des 4 cybermarchés, je me permets d’ajouter mon petit commentaire.

Ooshop est largement en tête pour une double raison : ils ne font pratiquement pas de marketing online (affiliation, liens sponsos, epub et j’en passe), mais par contre se retrouvent sur beaucoup d’éléments de communication print du groupe Carrefour.

Conséquence : une bonne part du trafic du site provient de Google, car les internautes voient le nom sur un prospectus puis le tapent dans le moteur de recherche. Pour les autres cybermarchés, une plus forte part du trafic provient des redirects.

Ce classement est intéressant, mais il ne reflète en rien les parts de marchés. Houra est d’ailleurs en tête des cybermarchés pour ce qui est du chiffre d’affaires.

Sans compter que le trafic d’un site de ecommerce n’est pas un indicateur en soit. Nous ne fonctionnons pas sur le modèle de la pub, le seul item qui importe c’est le nombre de commandes passées. Il me semble plus pertinent de réaliser cette comparaison pour les sites d’infos, les sites de contenu et autres.

Certes, Google Trends est un bon outil. Cela permet de dégager des tendances, comme son nom l’indique, mais je me permets de me poser la question de la pertinence des données.

En revanche, je pense que c’est un bon outil pour mesurer l’efficacité d’une campagne offline. En effet, quand vous voyez un 4×3 dans le métro, un spot TV, une pub dans la presse, vous ne cliquez pas dessus –du moins pas encore. Le réflèxe le plus naturel est d’aller dans Google pour taper le nom de la marque, c’est beaucoup plus simple que de taper l’url dans la barre d’adresses. Dans ce cas précis, Google Trends est donc un outil précieux, vous pouvez avoir une bonne idée du retour de votre campagne offline sur le trafic de votre site.

Je reprends ici la comparaison d’Hubert entre l’impact des spots TV respectifs de MyPixmania et Pixdiscount (marque de Photoways). C’est frappant.

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En conclusion, je pense que Google Trends est un fantastique outil permettant de mesurer la notoriété d’une marque, ou plutôt la transformation d’une communication off vers le online. Je ne sais pas s’il existe déjà des indicateurs de mesure permettant d’estimer le trafic vers un site selon le support offline.

 

 

Myspace, éléments d’analyse, par Francis Pisani

Francis Pisani est installé dans la Silicon Valley, il y publie un blog passionnant : Transnets.

Dernièrement, une analyse en 3 volets sur le phénomène MySpace aux USA : “c’est un peu comme les Skyblogs mais en très différent et en beaucoup plus grand…”. Si je comprends bien, il s’agit d’un genre de mix gigantesque entre blogs, réseaux sociaux, pages persos, le tout agrémenté de photos, vidéos et autres éléments de personnalisation.

Qu’est-ce qu’on en retient ?

D’abord, que c’est le deuxième site le plus visité au monde, avec 22 milliards de pages vues en février 2006 par exemple ! Le chiffre de 250 000 nouveaux inscrits par jour est aussi très impressionnant.

On apprend aussi que ce site est un véritable phénomène caractérisant la jeunesse américaine, à tel point qu’on commence à se pencher dessus avec des thèses sociologiques. Ce site est en effet un vrai miroir de ce que sont les ados américains. Il est d’ailleurs intéressant de lire que “ce n’est pas la technologie qui encourage les jeunes à passer du temps online, c’est le manque de mobilité et d’accès à des espaces où ils pourraient retrouver leurs copains…”, selon le chercheur en question.

Enfin, on se rend compte que ce succès est tellement énorme que cela fait peur au monde des adultes, en grande partie parce que cela échappe à leur contrôle.

Je ne sais pas si on peut analyser le phénomène Skyblog de la même façon en France, ni même si des sociologues se sont déjà penchés sur la question.

Les 3 articles de Francis Pisani :

MySpace, mes potes, mon identité.

MySpace remplace l’absence d’espaces jeunes dans le monde réel.

MySpace : les mauvaises raisons de ceux qui ont peur.

Un milliard, vous avez dit un milliard ?

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Alors que nous venons de fêter notre millionième commande chez Houra, iTunes approche du milliard de chansons téléchargées ! Un grand décompte est lancé pour l’occasion, avec les produits phares de la marque à gagner.

http://www.apple.com/itunes/1billion/

Pepsi dépasse Coca en valeur boursière

C’est Michel de Guilhermier qui nous signale ce jour historique. Comme quoi, les préjugés…

Blogs & Business, une étude de e-marketer

Merci Alex de m’avoir signalé cette étude "Blogs & Business", très intéressante ! Elle se penche sur les relations parfois ambigües entre le monde du business et celui des blogs, et donne une idée de la façon dont ces deux mondes s’observent mutuellement.

Pour vous donner quelques chiffres :

La principale raison donnée par les blogueurs pour justifier leur passion, c’est à 34% d’avoir une visibilité et de faire autorité dans son domaine d’expertise. On sera supris de voir que seulement 4,6% le font pour générer des revenus avec leur blog.

L’étude cite également un sondage AOL dans lequel on apprend que 48,7% des blogueurs interrogés se justifient en disant qu’il s’agit pour eux d’une thérapie. 41% tiennent un blog pour rester en contact avec des amis ou de la famille. Près de 30% souhaitent améliorer leur écriture en publiant régulièrement des infos sur leur blog. Très étonnant, on y apprend que seuls 3,2% des interrogés bloguent pour devenir connus. Peut-être qu’ils n’osent pas l’avouer ?

Source : eMarketer

[Mise à jour] : L’Expansion parle également de cette étude dans sa newsletter high tech.

Au boulot !

Une récente étude de l’ADAGE nous apprend qu’un salarié américain sur quatre (soit tout de même 35 millions de personnes) passe en moyenne 9% de son temps de travail à lire des blogs ! Cela représente pas moins de 551000 années de lecture rien qu’en 2005 !

Et vous, vous y passez combien de temps ?

Source : CB News

La légitimité des FAI concernant la mesure d’audience remise en question

J’avais évoqué dans cette note l’arrivée d’un nouveau business autour de la mesure d’audience des chaînes de TV par ADSL.

Le JDN revient aujourd’hui sur le débat avec cet article qui met en avant les atouts et faiblesses de chacun des systèmes (il s’agit d’un comparatif entre Neuftel et Free).

En définitive, le principal avantage par rapport à la TV hertzienne semble être le degré de précision des stats et leur instantanéité.  Cependant, on me signalait en commentaires de la dite note que "quand tu allumes ta télé et que tu la branches sur la Freebox, puis que tu reviens sur l’hertzien, la Freebox reste allumée sur la dernière chaine consultée… D’où un temps d’audience bidon."

Autre subtilité par rapport aux méthodes classiques de mesure : "L’information recueillie par les FAI se réduit à la chaîne sur laquelle le boîtier est connecté, ce qui ne permet pas de savoir quel membre du foyer se trouve devant le téléviseur"

La télé a encore du chemin à faire avant de rattraper le web en matière de statistiques et de tracking.

Source : Journal du Net

L’audience des chaînes de TV par ADSL : nouveau combat entre Free et Neuftel

Un nouveau business est sans doute en train de se créer pour pallier les manques de la TV hertzienne. En effet, je m’interrogeais déjà ici de savoir comment mesurait-on l’efficacité de la pub sur ce média. Il ne s’agit que d’estimations, rien de très fiable donc en comparaison avec le tracking très poussé que l’on peut avoir sur le net.

L’arrivée de la télévision sur ADSL est en train de changer la donne. En effet, il devient possible lorsque vous regardez la télévision via votre connexion haut débit (le fameux Triple Play), de mesurer avec la plus grande précision les temps d’écoute de chaque chaîne. Cela n’a l’air de rien, mais cela change tout du côté des chaînes et des annonceurs. A tel point que le président de Free a récemment déclaré que son groupe avait l’intention de devenir un des grands du secteur de la mesure d’audience.

Neuf ne tarde pas à répliquer et lance Top 9, classement des neuf chaînes les plus consultées, en partenariat avec Médiamétrie.

Tout cela pose ainsi la question du respect de la vie privée. En effet, jusqu’à présent les mesures d’audience se faisaient dans des foyers ayant explicitement donné leur consentement. Bien sur, on précise qu’il sera possible de désactiver cette fonction big brother, mais qui prendra la peine de le faire ? Il y a fort à parier que tout cela va susciter une polémique dans la même veine que la question de l’optin et de l’opt-out récemment. C’est un peu la même chose non ?

Source : Ratiatum

Mesurer l’efficacité de la publicité en TV

On le sait, le Net représente une avancée considérable par rapport aux médias offline en ce qui concerne la publicité. Pourquoi?

D’abord, le ciblage est beaucoup plus pointu ; cela signifie que vous vous adressez uniquement à l’audience susceptible d’être intéressée par vos produits et services.

La seconde chose qui représente une grande avancée pour les marketeux que nous sommes est la maîtrise complète du ROI de nos actions. La grande force du marketing online est en effet le tracking, la capacité de mesurer avec une grande précision l’impact des actions marketing (que ce soit de l’affiliation, des liens sponsorisés, de l’e-pub..). Vous pouvez savoir combien d’affichages génère une créa donnée (combien de fois elle est vue, on parle d’impressions, ou d’occasions de voir), le nombre de clics, puis de ventes et enfin le chiffre d’affaires. Ainsi, rien de plus facile que de calculer le coût d’acquisition d’un client, levier par levier.

Comment font les annonceurs, qui dépensent des millions sur le média TV, pour mesurer la performance de leurs campagnes? Finalement, les moyens de mesure sont bien plus limités que sur le net, tout est basé sur des tendances, des ratios, et donc en quelque sorte des approximations.

J’ai trouvé sur le site de TF1 Publicité un ensemble d’indicateurs pour mesurer l’efficacité de la pub TV. Très intéressant!

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