Ne pas utiliser l’anglais en 2015 c’est perdre beaucoup de temps

J’ai eu quelques exemples récemment qui me font dire que si en 2015 on ne comprend pas couramment l’anglais en 2015, on vit dans le passé. Je ne parle pas forcément de *parler* anglais, ce dont on peut se passer au quotidien, je parle du fait de *lire* des textes en anglais et les comprendre facilement, et de *regarder* ou *écouter* des vidéos en anglais.

Quand je partage un texte ou article intéressant à un proche, je suis parfois surpris de me voir répondre « ah, mais c’est en anglais ». Je ne prétends pas du tout être bilingue pour parler (je pratique, mais pas assez). En revanche, travaillant dans le web, 60 à 80% des infos, news et articles que je lis sont en anglais, de sorte que mon cerveau ne fait même plus la différence.

Vous avez beaucoup à perdre à ne pas utiliser l’anglais au quotidien :

Beaucoup, chauvinisme, refus du changement, ou fierté mal placée refusent de lire, regarder ou écrire en anglais. Je pense que c’est ce qui va créer une fracture supplémentaire dans les années qui viennent entre modernes et passéistes. Entrainez-vous, lisez des blogs et livres anglais, on progresse super vite.

5 points qui font d’Elon Musk un entrepreneur hors du commun

J’ai terminé la lecture de la fantastique biographie d’Elon Musk, intitulée Elon Musk: Tesla, SpaceX, and the quest for a fantastic future.

Voici les points que j’en retiens, ce qui fait de lui un entrepreneur hors du commun :

  1. Son tempérament est « all-in ». Il sait prendre des risques énormes, tout parier sur son idée en pensant qu’elle va réussir coute que coute. Il investit massivement, sans aucune prudence dès lors qu’il est convaincu de lui.
  2. Il se lance dans des secteurs complètement inconnus, et devient expert en cours de route. Il a lancé une marque de voitures sans jamais avoir travaillé là dedans avant, idem pour les fusées. Son passé : les startups Internet.
  3. Il applique la mentalité start-ups dans l’industrie et cela fonctionne. Des coûts resserrés, des itérations fréquentes (test and learn, release early, release often etc), une hiérarchie aplatie, un sens de l’urgence, des petites équipes pluridisciplinaires
  4. L’oeil d’un enfant ou la faculté de partir de zéro pour tout réinventer. Il fabrique le produit dont il rêve, à partir de ses rêves, et non à partir des produits déjà existants. La Tesla Model S est l’exemple type : elle ne reprend pas les standards automobiles, mais elle a été dès le début conçue sans boutons, avec un écran tactile gigantesque, une connectivité 3G/4G permanente etc.
  5. Il sait s’entourer. Au-delà de la légende qui est en train de se construire rapidement et qui tend à le faire passer pour un touche à tout de génie, sorte de mix entre Steve Jobs et Larry Page, on apprend surtout dans l’ouvrage qu’il débauche les meilleurs talents mondiaux dans l’automobile et l’aérospatiale, et les fait travailler d’arrache-pied, sans beaucoup d’empathie et avec une exigence qui ferait passer Steve Jobs pour un mec sympa. Il sait repousser leurs limites, il a le talent de leur demander l’impossible et de faire en sorte que cela se concrétise.

Ses autres projets sont Solar City (ambition : produire de l’électricité à base de panneaux solaires à des prix hyper bas), HyperLoop (ambition : relier SanFransisco et Los Angeles par un train supersonique dans un tunnel).

Surement un des 5 ou 10 entrepreneurs de ce siècle.

Ce qui pourrait arriver (de pire) à votre entreprise en 2009

Il me faudrait l’intégralité de mes 5 semaines de congés payés pour arriver à lire tout ce qu’écrit l’ami Bertrand Duperrin tellement sa production est féconde (mais tu dors jamais ou quoi?).

Cela dit, si votre meilleur pote vous a lâché pour votre pause dej, je ne peux que vous recommander la lecture de cet article, scénario très réaliste de ce qui peut arriver ou de ce qui arrive dans beaucoup d’entreprises. Cela parle du rapport aux réseaux sociaux dans un contexte de travail, et autres réjouissances que je vous laisse lire.

Chronique d’une déconnection professionnelle.

Article de Michael Amar (Agorad USA) : une seconde chance pour les retailers!

Dans le cadre du développement d’Agorad, Michael vit à Palo Alto depuis août dernier.

Notre travail vise entre autres à aider les retailers à mieux intégrer les innovations, ce qui semble crucial pour se différencier, surtout en temps de crise.

Dans cet article sur Neteco, il revient sur ce qu’il a pu observer sur place, notamment le fait que le monde des start-ups et celui du retail online sont beaucoup moins connectés que ce que l’on peut penser. Pourtant, le contexte actuel est une formidable opportunité pour les acteurs traditionnels, une SECONDE CHANCE, de rattraper leurs retards, c’est à dire en faisant des acquisitions de start-ups, en créant des labs d’innovation sur place etc etc.

Une bonne lecture pour avoir une vision plus optimiste de la crise, versus ce que l’on peut lire de ce côté de l’Atlantique.

Pour plus d’infos en live, le Twitter de Michael.

Vers le slow blogging? Une tendance de fond

Le traitement de l’information par les blogs se caractérise souvent par la rapidité, les infos courtes et en temps réel. A contrario des médias classiques qui laissent la place pour des articles de fond (quoique) et un certain recul sur l’actualité.

C’est vrai, ce sont les blogueurs qui ont bouleversé les médias avec une info produite souvent sur le vif. De plus, leur excellent référencement dans Google et le fait que ce moteur indexe le nouveau contenu en quelques minutes fait que beaucoup d’internautes apprennent les infos via les blogs d’abord, puis par les médias classiques le lendemain, voire plus tard…

Pourtant, ce modèle de production d’info n’est pas sans défauts. D’abord, tout le monde parle de la même chose à un instant T : telle société sort tel produit, tel personnalité annonce telle nouvelle. De plus, l’info n’est pas traîtée en profondeur, on reproche d’ailleurs souvent aux blogueurs de reprendre des communiqués de presse et de ne pas apporter de valeur ajoutée. Ce n’est pas faux.

Bref, certains prônent une nouvelle approche. Celle de prendre le temps d’avoir du recul, d’analyser les évènements et de produire du contenu de qualité.

Cela se traduit notamment par le Slow Blog Manifesto, dont les principes sont entre autres : le rejet de l’immédiateté, le rejet du PageRank (quoique?) etc.

Un article de e-consultancy résume bien le sujet.

On peut aussi penser que l’explosion du micro-blogging depuis un à deux ans renforce cette tendance. Le micro-blogging serait pour l’instant, l’info immédiate et non mise en forme. Le blogging serait pour la prise de recul et l’analyse.

A lire également, cet article du NY Times, très intéressant.

Est ce que Facebook va dans le mur?

Ce titre est certes un peu provocateur, ok.

A la lecture des montants dépensés par mois rien qu’en factures d’électricité, je me suis posé la question du rapport à la réalité des dirigeants de Facebook. Je ne sais pas pour vous, mais apprendre que Facebook paie 1 million de dollar par mois en électricité, ça paraît un peu dingue. Cela ne compte pas les 500 000$ de bande passante et les 4 millions de $$$ de stockage mensuels…

Ah oui, juste un détail, Facebook emploie 750 salariés, ce qui représente 10 millions de dollars de masse salariale par mois, rien que ça…

Et quand on rapporte cela aux récentes déclarations de Mark Zuckerberg, qui réaffirme que la priorité pour le moment est de faire croître l’audience, sans se pencher sur le chiffre d’affaires, on peut se demander combien de temps cela peut durer.

L’article de Michael Arrington sur Techcrunch est criant de lucidité :

It costs a couple of hundred million dollars a year just to keep the lights on at Facebook. But the real problem is keeping up with growth, particularly storage needs. Add another $100 million or more per year for capital expenditures, and you’ve got a company that’s doing exactly the opposite of printing money.

Cela pose plusieurs questions :
- Ici on se rend compte que c’est l’inverse des économies d’échelle. Et oui, plus le nombre d’utilisateurs augmente, et plus les dépenses s’envolent. Il devient donc difficile de maîtriser voire de rentabiliser certaines dépenses.
- Pourtant, il ne faut pas oublier qu’il existe bien une économie Facebook, qui génère pas mal d’argent. Mais ceux qui gagnent de l’argent, ce sont les agences marketing, et non pas le site Facebook. Je ne sais pas combien de temps ils vont accepter de payer la facture juste pour ramasser les miettes.

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Quand la Valley se moque de la Valley – ou comment la crise actuelle nous pousse à revenir aux bonnes vieilles règles du business

C’est la crise, tout le monde le sait. Et la Silicon Valley ne va pas être épargnée. Le monde magique des start-ups et du web 2.0 va peut-être sentir un dur retour à la réalité.

Mais me direz-vous, comment des boîtes qui font 0 chiffre d’affaires peuvent-elles être impactées par la récession, cela ne doit rien changer pour elles? Allons allons, pas trop de cynisme svp, nous sommes entre gens biens! Vous savez bien que c’est has been de faire du chiffre d’affaires.

Ce post de Silicon Alley Insider est vraiment très marrant, c’est assez vrai.

A titre personnel et professionnel, je suis au quotidien en contact avec deux mondes totalement différents :
- le monde du e-retail, c’est à dire la distribution en ligne, le e-commerce
- le monde des start-ups, du web 2.0, de l’innovation.

Le seul point commun entre ces deux mondes : Internet.

Pour le reste, tout les oppose ou presque. Ces deux mondes ne communiquent pas entre eux, c’est plutôt étanche. Pourtant les uns auraient tant à apprendre des autres, beaucoup d’opportunités ne sont pas exploitées.

Je constate que c’est l’approche du business qui les oppose le plus frontalement : le e-retail veut d’abord générer du cash, les start-ups veulent d’abord innover.

Le principal problème dans le web 2.0 c’est que tout le monde est parti dans un trip commun, une sorte de Woodstock permanent : partageons, innovons, tout est gratuit.

Je n’ai rien contre le web 2.0, simplement je suis un peu inquiet de voir pas mal de sociétés ne pas se préoccuper plus que ça de leur business model, c’est à dire de la façon de générer des revenus, que ce soit en vendant un produit, de la pub, en se rémunérant par des intermédiaires etc…

En d’autres termes, beaucoup cherchent à révolutionner le monde, avant de faire en sorte que leur société soit rentable. C’est exactement ce qu’a fait Google : leur système de publicité leur rapporte un montant énorme et régulier de cash, qu’ils utilisent pour développer des services ultra innovants, qui seront adoptés en masse par les internautes, et qui généreront encore plus de cash par la publicité qu’ils diffusent.

In fine, je pense que la crise actuelle n’est peut-être pas une si mauvaise chose que ça, elle peut avoir comme effet bénéfique de faire le tri entre les sociétés solides qui apportent de la valeur ajoutée, et les autres. Nous verrons ce qu’il en est dans les prochains mois.

PS : ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Il y a des sociétés du web 2.0 qui ont une stratégie de monétisation et pour lesquelles cela fonctionne. Je pense aussi que d’autres sont excellentes et même si elles ne génèrent pas forcément de cash, elles pourront se faire racheter par un gros acteur (le problème étant qu’il n’y a pas de place pour deux sur chaque segment).

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Netvibes : voilà ce que j’en pense

Discussion hier soir portant en partie sur le modèle économique de sites 2.0, de type Netvibes et consorts. Aujourd’hui j’ai fait deux trois recherches et je tombe sur cet article

J’en ai profité pour laisser un bref commentaire qui synthétise ce que je pense de Netvibes en particulier.

A creuser, je vais préparer un article qui reviendra sur les dérives actuelles.

Les dangers de Gmail labs, ou comment les deux visions de la conception de produits web s’affrontent

Le New York Times revient sur la sortie récente de la partie Labs de Gmail. En gros, il s’agit de permettre aux développeurs de créer des applications et améliorations pour Gmail.

Selon le quotidien, cela symbolise deux visions opposées de la conception sur le web.

La première vision : réaliser des logiciels ou applications très puissantes et aussi très faciles à utiliser. Apple est le roi dans ce domaine.

La seconde : c’est plutôt la culture open source, c’est à dire laisser la communauté ajouter des fonctionnalités et améliorer l’application. Le problème avec la seconde, c’est que cela devient difficile d’avoir un produit fini qui soit simple d’usage et efficace.

Dans le cas de Gmail, selon le NYT le labs formalise la bataille entre ces deux visisons : plus de facilité ou bien plus de fonctionnalités. Or quand on prend du recul par rapport aux applications Google, on se rend compte qu’il y a un énorme manque d’homogénéité entre elles.

Pour résumer :

"the question Google, Facebook, and Mozilla have not finished answering is how the power of open can be balanced with the simplicity of closed."

A lire sur le New York Times.

Les dangers du participatif

Cet article du blog de Jérémie m’inspire un post.

Une simple réflexion : avec la mouvance du web 2.0 l’idée est de faire participer les internautes, de leur demander leurs idées, pour créer de meilleurs produits.

Pourtant, le rôle du marketing n’est pas de répondre à une demande, mais de créer cette demande, d’aller plus loin que ce que veulent les gens. En somme, il faut créer un produit ou un service dont les gens n’auraient même pas pensé avoir besoin avant qu’il existe.

Est-ce que demander ouvertement l’avis des clients ou prospects, via des sites tels que Dell Ideastorm, ne peut mener qu’à une énorme avalanche de commentaires et d’idées. Or ce n’est pas forcément l’addition d’idées qui serait la solution.

Que serait Apple si tout le monde pouvait pousser ses idées? Est-ce que faire plaisir à tout le monde est une possibilité? ou bien faut-il prendre parti, et considérer que parler du client roi c’est d’abord devancer ses désirs plutôt que répondre à ses attentes?

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