Crise : pourquoi citer Seesmic à chaque fois?

Marrant de voir que Seesmic est assez souvent citée comme une des potentielles victimes de la crise actuelle.

D’abord dans ce powerpoint que j’ai évoqué, mais aussi dans les interviews récentes de Jacques Froissant, avec la question : « Est-ce la fin des start-up Web 2.0 sans modèle encore établi (genre Seesmic)? ». Je passe les posts de tous les blogs traitant du web 2.0, il est assez frappant de retrouver l’exemple de cette entreprise quand on parle de crise.

Bon, avant d’aller plus loin, je précise que je n’ai jamais essayé Seesmic donc je n’ai pas de critique particulière à formuler sur ce service, et je ne sais pas si cette société à un business model ou non. Tout ce que je sais, c’est que son patron est un multi entrepreneur à succès, donc j’aurais tendance à la classer dans les élèves sérieux et innovants du web 2.0. Même si certains pensent clairement le contraire.

Je pense que le côté très communiquant de Loic peut lui jouer des tours. En effet, il sait mieux que personne braquer les projecteurs sur son projet du moment, et du coup cela créé des jalousies qui peuvent ressortir lorsque cela va moins bien. Je pense que des tonnes de sociétés 2.0 n’arrivent pas à la cheville de Seesmic en termes de qualité d’exécution, de business model etc, mais elles ne sont tout simplement pas aussi connues, elles ne sont pas sous le feu des projecteurs. De plus, Loic a toujours mis un point d’honneur a faire des liens vers les personnes qui le critiquent, de sorte que cela les met encore plus en avant.

En définitive, annoncer publiquement le licenciement d’une partie de son staff est plutôt courageux, l’expliquer et le justifier sur son blog n’est pas donné à tout le monde. Bien d’autres sociétés feraient mieux d’en faire de même, sous peine d’avoir des lendemains difficiles.

Technorati Tags: , ,

Crise dans la Valley, suite : Techcrunch, Seesmic…

Suite à mon post sur la crise dans la Silicon Valley, deux trois infos en rapport :

Loic Lemeur, patron de Seesmic, parle de la crise sur son blog et explique pourquoi il a pris la décision de licencier plusieurs personnes.

Michael Arrington de Techcrunch parle de la crise et annonce la mort du web 2.0. Il lance également le compteur de licenciement dans les entreprises de la Valley.

L’impact de la crise sur les start-ups françaises? Jacques Froissant pose la question à quelques CEO blogueurs :
- Pierre Chappaz (Wikio)
- Michel de Guilhermier (Inspirational Stores)
- Jean Baptiste Rudelle (Criteo)
- Jean Michel Planche (Witbe)

Technorati Tags: , , , , , ,

Quelles sont les pratiques de veille des blogueurs?

A découvrir sur le blog Vtech, une série d’entretiens avec des blogueurs plus ou moins connus sur les techniques et habitudes pour gérer leurs sources d’infos. Faire de la veille quoi.

Gregory Pouy

Michelle Blanc

Geoffroi Garon (connais pas)

Pierre Chappaz

Vincent Abry

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la veille a l’air de prendre beaucoup de temps à ces blogueurs, et c’est mon cas également. Même s’ils utilisent tous les agrégateurs RSS, on peut se dire que les outils ne sont pas encore vraiment au point. Or pendant ce temps, le nombre d’infos que nous devons ingurgiter et trier tous les jours ne fait qu’augmenter…

Technorati Tags: ,

Quand la Valley se moque de la Valley – ou comment la crise actuelle nous pousse à revenir aux bonnes vieilles règles du business

C’est la crise, tout le monde le sait. Et la Silicon Valley ne va pas être épargnée. Le monde magique des start-ups et du web 2.0 va peut-être sentir un dur retour à la réalité.

Mais me direz-vous, comment des boîtes qui font 0 chiffre d’affaires peuvent-elles être impactées par la récession, cela ne doit rien changer pour elles? Allons allons, pas trop de cynisme svp, nous sommes entre gens biens! Vous savez bien que c’est has been de faire du chiffre d’affaires.

Ce post de Silicon Alley Insider est vraiment très marrant, c’est assez vrai.

A titre personnel et professionnel, je suis au quotidien en contact avec deux mondes totalement différents :
- le monde du e-retail, c’est à dire la distribution en ligne, le e-commerce
- le monde des start-ups, du web 2.0, de l’innovation.

Le seul point commun entre ces deux mondes : Internet.

Pour le reste, tout les oppose ou presque. Ces deux mondes ne communiquent pas entre eux, c’est plutôt étanche. Pourtant les uns auraient tant à apprendre des autres, beaucoup d’opportunités ne sont pas exploitées.

Je constate que c’est l’approche du business qui les oppose le plus frontalement : le e-retail veut d’abord générer du cash, les start-ups veulent d’abord innover.

Le principal problème dans le web 2.0 c’est que tout le monde est parti dans un trip commun, une sorte de Woodstock permanent : partageons, innovons, tout est gratuit.

Je n’ai rien contre le web 2.0, simplement je suis un peu inquiet de voir pas mal de sociétés ne pas se préoccuper plus que ça de leur business model, c’est à dire de la façon de générer des revenus, que ce soit en vendant un produit, de la pub, en se rémunérant par des intermédiaires etc…

En d’autres termes, beaucoup cherchent à révolutionner le monde, avant de faire en sorte que leur société soit rentable. C’est exactement ce qu’a fait Google : leur système de publicité leur rapporte un montant énorme et régulier de cash, qu’ils utilisent pour développer des services ultra innovants, qui seront adoptés en masse par les internautes, et qui généreront encore plus de cash par la publicité qu’ils diffusent.

In fine, je pense que la crise actuelle n’est peut-être pas une si mauvaise chose que ça, elle peut avoir comme effet bénéfique de faire le tri entre les sociétés solides qui apportent de la valeur ajoutée, et les autres. Nous verrons ce qu’il en est dans les prochains mois.

PS : ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Il y a des sociétés du web 2.0 qui ont une stratégie de monétisation et pour lesquelles cela fonctionne. Je pense aussi que d’autres sont excellentes et même si elles ne génèrent pas forcément de cash, elles pourront se faire racheter par un gros acteur (le problème étant qu’il n’y a pas de place pour deux sur chaque segment).

Technorati Tags:

Google Chrome, un navigateur plutôt brillant

Un mois pratiquement que Google Chrome, le nouveau navigateur, est sorti. On peut lire des articles le critiquant, d’autres qui lui donnent un aspect révolutionnaire.

Pour ma part, cela faisait longtemps que je n’avais pas été à ce point surpris par un produit Google. Peut-être pas autant que lors de la sortie de Gmail, mais en tout cas plus que pour les Google Reader ou autres Google Docs.

Ce qui frappe, c’est la rapidité de chargement des pages, comme si on avait boosté sa connexion internet. Si au bout de quelques jours vous revenez sur IE ou Firefox la différence est flagrante. Ce qui est agréable, c’est aussi le design, très moderne avec des une large place pour la navigation et pas de place perdue dans des barres, menus etc. Autre différence notable, la gestion des onglets comme autant de programmes indépendants, ce qui signifie que si un site web plante, pas besoin de forcer tous les onglets à fermer.

En revanche, les fonctionnalités sont encore pauvres. Autre point irritant : le fait que tout le monde parle de la fameuse barre de recherche unique (recherche + adresse). Rien de nouveau : avez-vous remarqué que lorsque vous tapez un mot ou expression dans la barre d’adresse d’IE vous arrivez sur les résultats de recherche de MSN ? Cela fait plusieurs années que c’est le cas. De plus, c’est aussi Maxthon, que j’utilise bien depuis 4 ou 5 ans, qui permet de taper directement dans la barre d’adresse et de tomber sur les résultats Google. Bref, il faut peu de chose pour que tout le monde reprenne l’info comme des moutons, sans parler des journalistes.

J’ai aussi entendu parler de paranos qui se demandent si Google ne va pas espionner les sites sur lesquels on surfe, tel le grand satan. Comme si c’était mieux avec IE. J’utilise Gmail depuis le début, et à part la désagréable sensation d’être suivi en voiture le soir par des gens portant des chapeaux et des imper, je ne vois pas d’inconvénient…

Enfin, à quand une version Mac? Nous autres sommes coincés avec un Safari dont je n’ai jamais compris l’intérêt et un Firefox qui s’est amélioré avec la version 3.0, mais qui reste hautement surestimé, parce que c’est cool d’être pour Firefox. Firefox reste assez lent, sans trop de fonctionnalités et pas si révolutionnaire que ça… Firefox, c’est pour les bobos en mal de culture geek. Google Chrome a un design qui s’adapte vraiment à la culture Mac, et je pense qu’ils ne peuvent passer à côté d’une version pour cet OS.

A bon entendeur…

Est ce que l’actu vaut encore quelque chose?

Je lis cert article du très intéressant Francis Pisani : Quand l’actu ne vaut rien.

En effet, aujourd’hui sur le net des dizaines de milliers de sources d’info reprennent toutes le même contenu et d’ailleurs ont le même avis. Le comportement moutonniers de bien des sources d’infos est en train de s’amplifier, ce n’est clairement pas une bonne chose. On peut certes dire que les blogs sont les premiers à reprendre en masse des infos sans apporter de valeur ajoutée, mais que dire alors des médias traditionnels qui font des copier coller de communiqués de presse sur leurs sites voire même dans leurs éditions papiers, qui sont pour le coup payées par les lecteurs? On peut se poser la question de l’intégrité de certains journalistes et de leur valeur ajoutée dans la chaîne de l’info…

Comment avoir un style moderne sans aller sur modernestyle ?

On peut en effet se poser la question! Notre ami Laurent vient de lancer un tout nouveau site appelé Modernestyle, dans la pure tendance des sites de contenus masculins. Certains le font dans la presse magazine mais l’avenir est au web, donc bravo à ce nouvel arrivant!

Au programme, du contenu et des actus sur la mode, les tendances, les montres, avec pas mal de visuels et de vidéos.

Que demande le peuple…

Mon blog déréférencé de Google, est-ce si grave que cela? (et autres réflexions sur la distribution de contenu)

Je continue mon chemin de croix, banni pour 30 jours de Google suite à la détection de contenu non conforme. Je ne m’en porte pas plus mal, car en réfléchissant un peu plus, on peut se passer de Google, les services du web 2.0 ont pour particularité d’évoluer en marge de Google.

Quand on parle de portabilité des données, de flux RSS, on est bien dans la notion de republier son contenu, de le distribuer vers diverses plateformes, donc bien dans la notion de le maîtriser.

Aujourd’hui, le blog n’est que le point de départ de l’information. Mon contenu est republié automatiquement sur Twitter, sur Facebook, sur Friendfeed… J’ai un usage différent propre à chacun de ces services, et on peut facilement s’y perdre, je vous l’accorde. J’y reviendrai.

Mais l’essentiel est : je peux toucher les personnes cibles directement, je n’ai finalement pas besoin de Google pour faire venir les gens sur mon blog, puisque c’est moi qui va à leur rencontre.

Chaque fois que je publie du contenu, je préviens mes amis sur Facebook, je préviens mes amis sur Twitter et plus généralement je préviens mes amis via Friendfeed.

Google faisait venir les gens sur les sites. Avec le web 2.0 (et plus encore depuis cette mode de la "river of news") ce sont les sites qui vont vers les gens.

Ce n’est pas si nouveau, le RSS était là pour cela. Mais le débat de sa popularisation est derrière nous : les gens "normaux" n’utiliseront pas les agrégateurs de flux RSS (sauf Netvibes et encore), c’est une certitude. En revanche, les internautes apprécient cette notion d’être informé automatiquement des activités online de leurs amis. Tout simplement, ils ne veulent pas un outil spécifique pour suivre cela, ils veulent que ce soit intégré dans les réseaux sociaux sur lesquels ils vont au quotidien.

Demain la question du référencement ne sera sans doute plus la même. On ne parlera plus de référencement dans les moteurs de recherche mais de nombre de followers, c’est à dire du nombre de personnes qui suivent le contenu.

La question : quelles sont les marques qui ont compris cela? Quelles sont les marques qui ont un profil Friendfeed et qui publient en live toute nouvelle activité? Je ne parle pas de celles qui ont un fil RSS, seuls les geeks utilisent les flux RSS.

Le fondateur de Wired écrit une lettre à ses enfants

ça fait un peu Terminator 2, mais intéressant à lire.

Dans cette lettre ouverte il prend du recul sur les évolutions du net, sur les prédictions de l’époque, leurs erreurs et les fois où ils ont vu juste.

Très américain dans la forme.

Les inscriptions pour LeWeb08 sont ouvertes

Tous les détails sur le blog de Loic Le Meur.

On s’y retrouve comme l’année dernière?

Technorati Tags: ,

← Previous PageNext Page →