Lecture : The Dip, a little book that teaches you when to quit (and when to stick)

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Je viens de finir la lecture d’un nouvel ouvrage de notre ami Seth Godin, très court, mais riche en enseignements : The Dip, a little book that teaches you when to quit (and when to stick).

Il se lit en très peu de temps et comme toujours avec Seth, il vous met la vérité en face. Je dirais que ce livre traite principalement de la notion de persévérance, dans tous les domaines. Il s’agit de se poser la question suivante : cela vaut-il la peine que je persévère, pour devenir le meilleur dans mon domaine. Ou bien suis-je assis sur une branche morte, et dans ce cas la meilleure chose à faire est d’arrêter immédiatement plutôt que s’entêter.

Cela concerne tous les domaines : un projet, la relation avec un fournisseur ou un client, votre carrière, votre subite passion pour la pétanque…

J’étais content de lire ces affirmations, qui sont également mes réflexions depuis quelques temps : tout va tellement vite qu’il ne faut pas perdre de temps sur les projets à deux balles, avec des collègues incompétents, sur des choses dont vous savez tout de suite qu’elles n’aboutiront jamais etc etc… Il faut savoir arrêter, mettre fin à ces branches mortes sans se soucier d’avoir le dernier mot, ce qui est également une perte de temps et d’énergie. De l’autre côté, l’auteur nous enseigne qu’il faut savoir persévérer quand cela en vaut la peine, quand vous sentez que les efforts seront récompensés.

Cela rejoint également le bouquin de Stephen R. Covey (un must que je vous conseille aussi) : Les 7 habitudes des gens qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent. Dans ce livre, on y apprend entre autres qu’il y a deux cercles : le cercle d’influence et le cercle des préoccupations. Certaines personnes se plaignent en permanence sur des choses qu’elles ne contrôlent pas, sans rien faire pour changer la situation ; elles sont dans le cercle des préoccupations. D’autres ne disent rien mais focalisent leur attention sur les choses qu’elles peuvent changer ; elles sont dans le cercle d’influence. Il faut en permanence avoir l’esprit focus sur ce cercle d’influence.

Pour revenir au livre de Seth Godin, je ne sais pas comment traduire la notion de Dip. En gros on peut dire que lorsque vous commencez une quelconque activité, vous obtenez rapidement des résultats. C’est ce qu’on peut appeler la chance du débutant. Ensuite, pour atteindre le niveau des meilleurs, il faut y consacrer beaucoup de temps et de travail. Et c’est là qu’est le dip : dans cette phase très dure et sélective, qui permet de trier les vrais champions. Parfois cela vaut la peine de persévérer car la récompense de traverser le dip est mille fois plus grande que les sacrifices consentis. Le fait d’être champion met les projecteurs sur vous et cela compense largement vos efforts. Parfois, il faut savoir quitter (to quit) AVANT d’entrer dans le dip. C’est à dire dès le début savoir repérer que quels que soient les efforts fournis, vous ne serez jamais le champion, c’est à dire que votre travail sera en pure perte. Il faut avoir la force et la volonté de quitter.

Il nous apprend que les meilleurs sont ceux qui savent identifier les choses qui ne méritent pas d’investissement, c’est à dire savoir quitter, mais toujours avant d’entrer dans le dip. Les meilleurs quittent en permanence, pour se recentrer sur les projets et actions sur lesquels ils sont les plus efficaces, et avec le plus grand retour sur investissement.

J’aime bien ce genre de philosophie à l’américaine (ça vous fait marrer dans le fond?), faite d’évidences, mais qui, couchées sur le papier (je suis poète ce soir), donnent un tout autre reflet et vous font réfléchir.

Vous avez lu ce bouquin ? Qu’est ce que vous en pensez ?

Au passage, je vous recommande la lecture du blog de Seth Godin.

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