Nouveau positionnement de Zlio : la victoire du e-commerce "classique" sur la notion d’influence des blogs
Vous connaissez surement Zlio, fondé par Jérémie Berrebi. Je trouve que c’est un cas d’école intéressant en termes de (re)positionnement et de vision stratégique. Rappel des faits.
En novembre 2005, le concept Zlio est basé sur le constat que les blogueurs sont des influenceurs, des prescripteurs pour leur entourage. Le slogan est alors : « Votre service de recommandation de produits et services sur Internet ! » L’idée était donc de leur permettre d’écrire des recommandations de produits, des tests etc, soit sur un « zlio », soit sur un blog, et d’être rémunérés pour les ventes générées. En somme, Zlio était l’application concrète de toutes les théories que l’on a pu lire sur internet depuis 2 ans : nous sommes entrés dans une nouvelle ère du marketing, le marketing classique est mort, l’influence et le buzz marketing sont clés du succès d’un produit sur le net etc.
Je pense que cette notion d’influence est bien réelle, mais largement sur-estimée. Beaucoup se laissent emporter par un enthousiasme général et ont tôt fait de classer le bon vieux e-commerce dans la catégorie des dinosaures. Je me rappelle avoir lu pas mal d’articles et d’avis de personnes éclairées, qui se demandaient ce que faisaient les mammouths de l’internet 1.0, les amazon, ebay et autres, menacés de disparition précoce devant la vague 2.0. En définitive, il y a bel et bien des blogueurs influenceurs et le succès de tel ou tel produit peut effectivement être déterminé en partie par ce qui se dit sur le web. Mais tout cela reste quand même un fantasme.
D’ailleurs Jérémie s’est vite rendu compte que si son concept faisait beaucoup parler de lui chez les blogueurs et dans les médias, le nombre d’utilisateurs et surtout de ventes ne décollait pas. Succès d’estime, plus que succès tout court.
Il y a quelques mois, le positionnement de Zlio a été radicalement revu, un virage à 180°, mis en valeur par la nouvelle signature du service : « Zlio, à chacun sa boutique ». Saluons au passage la capacité de remise en question et la clairvoyance des fondateurs, car cela a été le point de départ du véritable décollage du service. Zlio compte déjà plus de 36000 boutiques (ce nombre a doublé en quelques semaines). Vous l’avez compris, le nouveau positionnement est de proposer à chacun de créer son propre site e-commerce. Il n’est plus ici question de recommander des produits à ses proches, ni d’être un blogueur influenceur. Il s’agit tout simplement de permettre à chacun de créer son site e-commerce, sans avoir de produits à vendre. Exit le buzz marketing, les blogueurs prescripteurs et place à la bonne vieille boutique en ligne et au marketing « normal » pour en faire la promotion. En somme, l’idée n’est plus de recommander des produits à des amis mais de devenir un véritable e-commerçant.
La vraie force de ce concept est à la fois de s’appuyer sur la lame de fond du web 2.0 (à savoir que les internautes peuvent produire du contenu facilement), en démocratisant le e-commerce, concept un peu vite jeté aux oubliettes. Derrière cela, c’est l’émergence du commerce 2.0 qui se matérialise avec Zlio : vous, moi, n’importe qui peut, gratuitement et sans la moindre connaissance technique, vendre des produits sans même avoir de marchandise.
Et vous, que pensez-vous de Zlio ? Avez-vous des recommandations pour faire évoluer ce service ? Si vous avez un Zlio, quelles sont les techniques qui vous permettent de le mettre en avant ? Que pensez-vous de ce nouveau positionnement ? Et de l’ancien ?
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Publiez vos fils RSS en entier !
Un post de Jérémie sur le fait de publier les fils RSS intégralement me fait penser à ce que j’avais lu il y a déjà quelques temps chez Charles, qui parlait à l’époque du Full RSS mouvement.
Sans répéter tout ce que j’ai mis en commentaire chez Jérémie, j’ai tendance à me désabonner progressivement des flux qui ne sont pas publiés en intégralité, pour la simple raison que je ne peux pas parcourir d’un coup d’oeil le contenu, et parce que cela génère des clics supplémentaires pour se rendre à chaque fois sur le site.
Je pense qu’il ne faut plus forcément raisonner en nombre de pages vues, en tout cas pour les blogueurs, car nous ne vivons pas de revenus publicitaires. Mon intérêt n’est pas dans les statistiques de fréquentation de mon blog, mais plutôt dans la notion de diffusion de l’information que je produis, peu importe sous quelle forme elle est consultée. La mesure qui m’intéresse est celle de l’influence, ou de lecteurs/lectorat, plus que celle du nombre de pages vues.
Paradoxalement, limiter le flux rss est à long terme mauvais pour la fréquentation d’un site. Pour ma part, je me désabonne progressivement des flux en question, je ne consulte donc plus du tout le site.
D’ailleurs il existe une pétition sur le sujet : Full feeds.
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Conférence sur Wikio avec Pierre Chappaz, modérée par Fred Cavazza
Pierre Chappaz est venu parler de Wikio il y a quelques jours à la maison des centraliens ; son intervention était modérée par Fred Cavazza.
Il est longuement revenu sur le modèle Wikio, son succès rapide et a parlé des fonctionnalités à venir. De nombreuses questions récurrentes sur le business model de wikio et la manière dont ils allaient générer des revenus. En effet, ce site est entièrement gratuit et ne comporte pas de publicité.
Pierre Chappaz nous a donné quelques pistes : wikio va générer des revenus sur le modèle du shopping entre autres. Ce ne sera pas un kelkoo bis, mais les attributs web 2.0 qui font le succès de Wikio seront repris pour des fonctions de shopping, intégrés directement dans Wikio. On retrouvera donc des tags, une fonction de vote et surement une pondération selon les sources. Je pense donc qu’on évoluera plus dans le domaine de la recommandation produit que dans celui de la galerie marchande pure et dure. Un peu comme Zlio. Je retrouve d’ailleurs un lapsus de Loïc le Meur sur Wikio shopping en août 2006.
Pour avoir un aperçu de l’esprit des fonctionnalités shopping de wikio, mon petit doigt me dit qu’il faut aller voir du côté de Twenga. J’ai parlé plusieurs fois de ce comparateur par le passé. Il offres beaucoup d’innovations intéressantes : agrégation des avis consommateurs laissés sur les divers sites marchands pour un produit donné, attribution d’un score qui tient compte de toutes les notes sur des sites marchands etc.
Un point intéressant de wikio est que Chappaz n’est pas allé demander à la presse en ligne si wikio pouvait reprendre leurs contenus, ils sont partis du principe que si un site diffuse un flux RSS, c’est qu’il accepte que son contenu soit repris et diffusé, du moment que la source est indiquée. Si je ne m’abuse, l’approche de twenga est je crois la même vis à vis des sites marchands : ils aspirent un maximum de fiches produits, car la présence sur le site est totalement gratuite pour les marchands.
On peut ainsi penser que wikio aura la même approche pour son espace shopping et se rémunèrera sur le modèle de l’affiliation. Pourquoi pas un partage des revenus avec les personnes qui ont fait des billets sur un produit, aboutissant à une vente ? On peut aussi anticiper quelques fonctions à destination des blogueurs, dans le même esprit de ce qui se préparait chez Twenga, comme des trackbacks automatiques sur le site quand vous parlez d’un produit, par exemple.
Autres évolutions attendues de wikio, les fonctions sociales. Pierre Chappaz nous a annoncé que de telles fonctions verront le jour dans les semaines à venir. On pourra alors voir qui vote pour le même type d’articles que soit, des fonctions du style : « ceux qui ont voté pour cette info ont aussi voté pour celle-ci » etc.
Au final, j’ai bien aimé la vision de Chappaz sur le monde de l’information, les évolutions du net et le fait de toujours garder à l’esprit l’intérêt de l’internaute avant tout.
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Conférence Marketing Online le 12 et 13 février
N’oubliez pas de vous inscrire au forum e-marketing qui aura lieu les 12 et 13 février, c’est à dire la semaine prochaine.
Au programme, plusieurs interventions sur les différents leviers du marketing online : affiliation, epub, référencement, liens sponsorisés.
J’y serai lundi après midi, notamment pour suivre l’intervention sur les widgets, le RSS, le marketing mobile etc…
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Blogs et recherche d’emploi : conférence pour les anciens Essca
J’ai répondu à l’invitation de l’association des anciens Essca, pour venir parler de mon expérience avec les blogs, afin d’expliquer en quoi mon blog m’a permis de me trouver mon premier job, puis mon deuxième. Le point de vue du recruteur sur les blogs nous a été donné par Jacques Froissant. Vous retrouverez le compte-rendu sur le blog Esscalien.
Nous avons surtout parlé de la notion de self marketing. J’ai en effet expliqué que nous passons de plus en plus de temps sur Internet, sans pour autant nous soucier de notre existence en ligne. Tout comme il faut savoir se vendre dans la vraie vie, il faut être conscient que nous avons également une vie sur le net. Je dois être connecté 12 à 15heures par jour, donc il est important d’exister en ligne, à plus forte raison quand on travaille dans le secteur internet. Avec Jacques nous avons insisté sur le fait que les recruteurs ont le réflexe de taper le nom des candidats dans Google. Peu de gens se posent la question de savoir ce qui apparaît dans les moteurs de recherche lorsqu’on tape son nom. Avoir son blog permet déjà de contrôler ce paramètre, c’est toujours mieux que les commentaires mis dans un forum il y a 5 ans…
Selon moi, il existe deux tendances de fond, qui sont diaméralement opposées. Nous avons d’une part le cv anonyme et d’autre part l’émergence des blogs. Je n’ai jamais compris l’intérêt du cv anonyme, si ce n’est de rester anonyme ! Mon parti pris est de faire l’inverse. Avec mon blog je veux au contraire être le plus visible possible dans mon domaine d’activité et donc aux yeux des recruteurs, mais pas seulement. En apparté, je pense que le blog sert avant tout à se construire et entretenir une réputation que de trouver un emploi à court terme.
Nous avons aussi évoqué l’importance des sites de social networking, qui sont un outil très complémentaire par rapport aux blogs. Bien sûr, difficile d’éviter la comparaison avec les annuaires des anciens. On peut certes douter de l’efficacité des Linkedin et autres, ajouter que les annuaires des écoles sont désormais en ligne, je pense que le social networking va tout de même beaucoup plus loin. D’abord, ils sont exhaustifs : les recherches ne sont pas limitées à une seule école, on peut consulter l’intégralité du parcours des inscrits (point important : les annuaires des écoles mentionnent souvent la dernière expérience uniquement, pas possible de remonter dans le passé) et les fonctions sont beaucoup plus puissantes : messages, contacts, recherches multi-critères, plug-in outlook etc…
Plus qu’une comparaison des fonctions, je pense que le débat n’est pas là. Pour ma part, je n’ai jamais utilisé le site des anciens de mon école, car je n’en vois pas l’intérêt, ce serait comme se mettre un bandeau sur les yeux et se restreindre dans sa recherche. De plus, je crois que la notion de réseau par l’école va devenir de plus en plus désuète. Appartenir aux anciens d’une école est un réseau artificiel. Le vrai réseau est celui qu’on se construit, celui de son domaine d’activité, acquis au travers des expériences professionnelles et non pas du simple diplôme. L’Essca ne m’a jamais rien apporté dans ma recherche d’emploi, peut-être parce que le critère « école » n’a pas la moindre importance dans le secteur internet. Mon réseau (c’est un bien grand mot), je l’ai construit non pas en feuilletant les pages de l’annuaire des anciens, mais en créant mon blog, en échangeant avec d’autres blogs, en allant à des rencontres etc… Je pense que deux blogueurs qui se rencontrent ont beaucoup plus de choses à se raconter que deux personnes de la même école. Je suis un peu dubitatif, pour moi tout cela appartient à un autre âge.
Encore une fois, ma vision est surement biaisée, car dans le secteur internet et nouvelles technologies, le type d’école n’a pas tellement d’importance et comme beaucoup de gens ont un blog…
Pour finir, nous avons souligné un détail important, mais qui n’est pas forcément compris de tous ceux qui se lancent dans l’écriture d’un blog : l’intérêt n’est surtout pas de raconter sa recherche d’emploi. Cela ne passionnera que vous et votre grand mère. Il faut au contraire se placer en permanence du point de vue du recruteur. Montrez que vous connaissez l’actu de votre secteur, que vous avez un point de vue sur les tendances, que vous savez prendre du recul etc…
Alors à vos claviers !
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