Web 2.007 : appropriation des leviers de communication online par les politiques

Je fais suite à mon premier article sur ce que j’appelle le web 2.007, terme de mon cru qui illustre bien je pense les évolutions de la politique et des politiques en même temps que celles du web depuis un ou deux ans.

Une des facettes les plus marquantes de cette évolution depuis l’année dernière est de voir à quel point les politiques se sont appropriés les techniques marketing propres au web, de façon étonnament rapide.

D’abord, l’affaire de l’emailing politique envoyé par Nicolas Sarkozy a fait grand bruit, c’était le fameux sarkospam. Cette première incursion des hommes politiques dans notre boîte mail était sans doute maladroite car les fichiers ont été achetés loués en masse, sans ciblage pertinent. Il n’empêche, c’est une première, signe d’un changement. Car depuis la dizaine d’années qu’existe le mail, on ne peut pas dire que les hommes politiques se soient vraiment aventurés sur ce canal de communication.

Fort du constat que l’email est très trop intrusif, les partis politiques, UMP en tête, se sont décidés à devenir plus discrets, mais pas moins efficaces. La solution toute trouvée : les liens sponsorisés dans les moteurs de recherche. Mais si vous savez, ce sont les petites pubs à droite dans Google. Les partis ont vite compris la force des liens sponsorisés et en quoi il s’agit d’un atout pour eux : la facilité de création et de mise en ligne des annonces, leur discretion et surtout l’instantanéité. Ainsi, on a vu les grands partis acheter des mots clés en rapport avec l’actualité, une façon de rebondir dessus et de drainer des milliers d’internautes vers leurs sites respectifs, avec des annonces adaptées. Au début ce fut le mot racaille (même si une recherche google montre qu’il n’est plus acheté), puis d’autres au gré des unes des journeaux. D’ailleurs il faut souligner que les grands sites de quotidiens ont également acheté des mots en fonction de l’actu socio-politique.

Le Google bombing fait également partie des techniques « officieuses » de communication, qui relèvent plutôt cette fois du référencement et de l’influence que du marketing à proprement parler. En revanche, l’intérêt de cette technique de geek de la première heure (lire une définition ici) a vite été compris par les partisans des différents bords politiques, pour défaire les réputations et « pourrir » la personne visée. Exemple : le google bombing avec Nicolas Sarkozy et Iznogoud (voir ici ce que ça donne). Mais il n’y a pas que lui. Hollande a également été victime de ce procédé, mais on en a moins parlé : le blog « j’aime pas les riches » arrive en 5ème position tout de même quand on tape « François Hollande » dans Google.

Le volet internet de la stratégie marketing des hommes politiques ne pouvait pas passer à côté des blogs. Une proportion de plus en plus importante d’élus ont un blog, du moins ceux qui sont candidats ou candidats à la candidature. Voir ici pour une liste qui me semble assez complète des différents blogs politiques. Cet aspect mérite un post à part.

Le buzz marketing, enfin, est une arme à double tranchant employée par les uns comme les autres. On en entend ainsi de plus en plus de blogueurs influents indiquer pour quel candidat ils vont voter, avec bien sûr davantage d’impact que si c’était dit dans la sphère privée. Ce buzz se retrouve aussi dans les différentes vidéos postées sur Dailymotion ou Youtube. Là aussi, un post dédié pour parler de ce phénomène.

 

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  5. Offline, online… là n’est pas la question !

Comments

  • http://weblog-tpe.blogspot.com weblog

    Venez commenter sur le phénomène des blogs sur http://weblog-tpe.blogspot.com/ … Laissez vos suggestions et impressions pour nous aider à approndir (c’est dans le cadre scolaire)… Merci.

    >> Le blog dans le monde politique ?