Fusionner Auchan Direct et Auchan Drive

Je fais suite à la publication de cet article par Thibaut Bayart, expliquant comment le mobile dope l’activité d’Auchan Direct. Et là je me suis dit qu’il s’agit en fait d’une entité différente d’Auchan Drive.

L’évolution des usages, l’appropriation du digital par les consommateurs et aussi le formidable enjeu que cela constitue pour les marques me font dire qu’Auchan devrait fusionner ces deux services sous un même nom.

Comme Linkedin est tellement performant qu’il m’a été impossible de poster mon commentaire après plusieurs essais, voici la continuité de ma réflexion :

A l’instar d’un Tesla qui a une approche très pertinente avec 2 choix clairs quand vous rechargez aux bornes (Le prix est prioritaire : recharge gratuite. Le temps est prioritaire : payante à hauteur d’un plein essence, batterie changée en 5min), je pense qu’il y a l’opportunité d’avoir une seule entrée : j’arrive sur Internet et je CHOISIS selon ma priorité. Prix et temps : Drive. Confort : Livraison, avec un premium prix. Je pense qu’aujourd’hui Internet c’est ça dans l’esprit des gens, soit je le vois comme un moyen de payer moins cher (Vente Privée) soit comme un moyen d’avoir du service (Amazon), il est possible de couvrir ces 2 approches sans avoir 2 sites séparés. Il est possible de décliner cela en com avec monsieur A et madame B qui chacun font leurs courses à leur manière. Voire proposer un abonnement type Amazon Premium avec différents niveaux pour avoir toutes les livraisons offertes, ou seulement une de temps en temps!

 

Ne pas utiliser l’anglais en 2015 c’est perdre beaucoup de temps

J’ai eu quelques exemples récemment qui me font dire que si en 2015 on ne comprend pas couramment l’anglais en 2015, on vit dans le passé. Je ne parle pas forcément de *parler* anglais, ce dont on peut se passer au quotidien, je parle du fait de *lire* des textes en anglais et les comprendre facilement, et de *regarder* ou *écouter* des vidéos en anglais.

Quand je partage un texte ou article intéressant à un proche, je suis parfois surpris de me voir répondre « ah, mais c’est en anglais ». Je ne prétends pas du tout être bilingue pour parler (je pratique, mais pas assez). En revanche, travaillant dans le web, 60 à 80% des infos, news et articles que je lis sont en anglais, de sorte que mon cerveau ne fait même plus la différence.

Vous avez beaucoup à perdre à ne pas utiliser l’anglais au quotidien :

Beaucoup, chauvinisme, refus du changement, ou fierté mal placée refusent de lire, regarder ou écrire en anglais. Je pense que c’est ce qui va créer une fracture supplémentaire dans les années qui viennent entre modernes et passéistes. Entrainez-vous, lisez des blogs et livres anglais, on progresse super vite.

Facebook est un trou noir

Facebook aspire tout et pas grand chose n’en ressort. Je pense qu’on peut faire la comparaison avec un trou noir. Facebook est le trou noir du web.

5 points qui font d’Elon Musk un entrepreneur hors du commun

J’ai terminé la lecture de la fantastique biographie d’Elon Musk, intitulée Elon Musk: Tesla, SpaceX, and the quest for a fantastic future.

Voici les points que j’en retiens, ce qui fait de lui un entrepreneur hors du commun :

  1. Son tempérament est « all-in ». Il sait prendre des risques énormes, tout parier sur son idée en pensant qu’elle va réussir coute que coute. Il investit massivement, sans aucune prudence dès lors qu’il est convaincu de lui.
  2. Il se lance dans des secteurs complètement inconnus, et devient expert en cours de route. Il a lancé une marque de voitures sans jamais avoir travaillé là dedans avant, idem pour les fusées. Son passé : les startups Internet.
  3. Il applique la mentalité start-ups dans l’industrie et cela fonctionne. Des coûts resserrés, des itérations fréquentes (test and learn, release early, release often etc), une hiérarchie aplatie, un sens de l’urgence, des petites équipes pluridisciplinaires
  4. L’oeil d’un enfant ou la faculté de partir de zéro pour tout réinventer. Il fabrique le produit dont il rêve, à partir de ses rêves, et non à partir des produits déjà existants. La Tesla Model S est l’exemple type : elle ne reprend pas les standards automobiles, mais elle a été dès le début conçue sans boutons, avec un écran tactile gigantesque, une connectivité 3G/4G permanente etc.
  5. Il sait s’entourer. Au-delà de la légende qui est en train de se construire rapidement et qui tend à le faire passer pour un touche à tout de génie, sorte de mix entre Steve Jobs et Larry Page, on apprend surtout dans l’ouvrage qu’il débauche les meilleurs talents mondiaux dans l’automobile et l’aérospatiale, et les fait travailler d’arrache-pied, sans beaucoup d’empathie et avec une exigence qui ferait passer Steve Jobs pour un mec sympa. Il sait repousser leurs limites, il a le talent de leur demander l’impossible et de faire en sorte que cela se concrétise.

Ses autres projets sont Solar City (ambition : produire de l’électricité à base de panneaux solaires à des prix hyper bas), HyperLoop (ambition : relier SanFransisco et Los Angeles par un train supersonique dans un tunnel).

Surement un des 5 ou 10 entrepreneurs de ce siècle.

4000 milliards de dollars de marchandises

C’est le montant des marchandises qui résident actuellement dans des paniers abandonnés. Virtuel bien sur.

D’autres chiffres intéressants sur le e-commerce à voir ici.

Blog : revenir à la base

La suprématie des réseaux sociaux a tout changé en matière de blogs. Maintenant le monde se divise en deux :

D’un côté, les posts très courts et rapides sur Twitter et Facebook, sur lesquels on partage aussi en deux clics et trois mots les contenus qui nous intéressent.

De l’autre, des posts de trois kilomètres de long sur les blogs. Des posts longs à lire, rébarbatifs (même avec des bullet points). Je ne suis pas fan de cette évolution. A chaque fois que je tombe sur un article au titre qui semble intéressant, et que je vois la longueur de l’article c’est un gros frein.

C’était quoi (pour moi) les blogs, à la base :

 

969 articles

C’est le nombre de posts écrits depuis la création de ce blog en 2004, il y a plus de 10 ans. C’est à la fois beaucoup et très peu. Mais pour écrire 969 posts (pas forcément tous intéressants) il a fallu passer des milliers d’heures à lire des quantités de contenu sur les blogs que je sui(vai)s. C’est la partie immergée de l’iceberg.

Maintenant la suite, que faire de ce blog? Il a connu de très longues périodes de pause, mais jamais je n’ai pensé sérieusement l’arrêter.

Comme une vieille baraque qu’on ne visite jamais, il y a des travaux à faire, je ne sais pas par quoi commencer ni même tout faire :

A suivre

 

Juste des bonnes nouvelles

Patrick Amiel fait partie des premières personnes dont j’ai lu le blog. Par la suite j’ai bossé dans le même bureau chez Business Interactif mais c’est une autre histoire.

Coïncidence ou pas, marre des réseaux sociaux ou pas? Il relance aussi son blog, qui a une dizaine d’années également.

Son leitmotiv : uniquement les bonnes nouvelles. Cela tombe bien, c’est pour cela que j’aime les blogs.

A (re)lire!

Je blogue donc je suis

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Alain Juppé.

Ses mots : « Je blogue donc je suis. […] C’est ma façon d’exister, de parler aux Français. C’est formidable un blog ! Vous dites exactement ce que vous voulez dire à l’instant où vous voulez le dire. »

Il définit exactement les bases du blog : pouvoir dire facilement ce qu’on veut et le publier.

10 ans de blog

Cela fait 10 ans que j’ai lancé ce blog, sur les conseils de Richard Menneveux. Ma première note, c’était le 21 septembre 2004. Quelques mois plus tôt, alors en stage de fin d’études chez Club Internet, Richard m’avait fait découvrir le concept de flux RSS et montré son propre blog, en me disant « toi, tu verras, tu ne trouveras pas ton premier job en envoyant des CV, mais en faisant ton blog! ». J’ai tout de suite été fasciné par ce concept, le fait de pouvoir écrire et publier des articles sur le web, sans aucune connaissance technique, et de pouvoir s’abonner à d’autres blogs et les lire facilement de façon centralisée.

Après en avoir lu des dizaines pendant 6 mois et surtout passé ma soutenance de mémoire, j’ai commencé mon blog de chez mes parents, tout frais diplômé et me mettant à chercher du travail.

J’ai rapidement pu rencontrer (virtuellement puis en vrai) des tonnes de gens intéressants, et j’ai tout de suite adoré cette proximité avec des entrepreneurs du web, et surtout le fait que les blogs étaient pour moi les nouvelles positives (nouvelles idées, business, innovation…), alors que les médias traditionnels représentaient les news négatives (chômage, crise…).

Alors aujourd’hui bien sur, je ne prends plus le temps d’écrire, et je le regrette car je pense que les blogs apportaient vraiment bien plus de qualité que les médias sociaux d’aujourd’hui (Twitter, Facebook…)

Grâce à mon blog, j’ai pu :

- me faire connaître sans vraie expérience professionnelle (sinon les stages) et trouver mon premier job (passionnant) en quelques mois.

- entrer en contact avec des personnes et profils que je n’aurais jamais pu « atteindre » sinon

- accéder à des connaissances et informations bien plus qualitatives que dans les médias traditionnels.

Plus spécifiquement, je pense que l’écriture d’un blog reste un exercice exigeant mais qui en vaut la chandelle, en comparaison avec les médias sociaux :

- on s’oblige à faire une veille régulière, à trier, à sélectionner ce qu’on veut dire

- on fait l’exercice intellectuel de résumer, synthétiser, en se forçant à écrire pour un public de non expert

- ce faisant, on travaille sa concentration sur un sujet précis pour aller au bout (au lieu de zapper d’une page web à l’autre)

Chaque jour ou presque je me promets d’écrire de nouveau ici. En effet, depuis que j’ai mis de côté ce blog et que je suis plutôt présent sur Twitter et Facebook, j’ai constaté cela :

- je zappe, je me concentre moins

- je lis moins de flux RSS, je suis passif dans la veille car je lis surtout les articles qui sont partagés par les autres

- je ne lis plus en profondeur les articles, je passe rapidement dessus

- je partage en un clic des infos intéressantes, mais sans faire l’effort de rédiger quelques lignes pour expliquer mon point de vue sur une info, je laisse les autres imaginer/deviner/déduire ce que j’ai voulu dire.

Je constate les mêmes travers chez mes amis Facebook / Twitter, et beaucoup ont eux aussi abandonné le blog.

Ok, on s’y remet!

 

 

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